Protection sociale

Digital nomade : Les 5 étapes pour un bon départ à l’étranger


Lou

· 4 minutes de lecture
Digital nomade : Les 5 étapes pour un bon départ à l’étranger

Ça y est, c'est décidé, ton activité est délocalisable et tu pars t’installer dans le pays de tes rêves. S’il est facile d’emporter son ordinateur et de faire sa valise, certaines démarches sont essentielles pour un bon départ et une bonne expérience à l’étranger.

Étape n°1 : Bien choisir son pays de destination

Partir oui, mais en toute connaissance de cause. Tu n’es pas un touriste si tu exerces une activité professionnelle à l’étranger. Il est nécessaire de vérifier tes conditions d’entrée et de travail.

  • Les visas : si au sein de l’UE aucun visa n’est nécessaire en tant que Français, ce ne sera pas le cas pour toutes les destinations. Si un visa est nécessaire, opter pour un visa de tourisme par facilité peut vous créer de nombreux ennuis administratifs et financiers ; Choisis le bon. En Europe, si la circulation est libre, des règles administratives régissent l’activité professionnelle pour des questions de régime social notamment ; se renseigner sur les démarches à suivre avant de partir est essentiel et t’évitera de courir après les formulaires et l’administration.

  • Les pays attractifs : les pays de l’UE seront parmi les plus faciles d’accès ainsi que les pays ayant récemment mis en place des visas « digital nomad ». Leur durée varie de 3 mois à 1 an et certains peuvent être renouvelés. Ils ne sont pas forcément gratuits, éventuellement soumis à condition de revenus personnels ou professionnels, et présentent une obligation d’assurance santé. Quelques exemples : Digital Working Program Dubaï, Visa V Nomadas Digital ou M-Type Colombie, Vitem XIV Brésil ou Smart Visa Thaïlande, etc. Une quarantaine de visas de ce type existent à ce jour et la liste s’allonge régulièrement.

Étape n°2 : Déterminer la durée de son voyage et son statut

Partir quelques mois ou plus d’un an aura des répercussions différentes sur ton statut et ta couverture sociale.

  • Séjour temporaire : tu pars quelques mois ou 1 an, ou tu effectues des allers-retours réguliers en France et ton entreprise y est enregistrée. En général, ton domicile officiel et réel reste la France et tu dépends fiscalement de cette dernière. Ton statut détaché, hors détachement ou de pluriactivité, confirmera à quel régime social et de santé, tu appartiens et cotises. Consulte la page du CLEISS pour en savoir plus.
  • Durée indéterminée : tu pars 1 an ou plus, ton régime social sera celui de ton nouveau pays de résidence, à moins que tu optes pour un statut détaché pour quelques années, ou selon les accords bilatéraux ou internationaux en place avec la France. En cas d’accords sur la santé, retraite, prévoyance, et/ou fiscalité, il est possible d’éviter des doublons de cotisations. Hors accords, il est préférable de s’adresser à un avocat spécialisé pour s’assurer de ne rien manquer. Les CCI peuvent être de bon conseil, contacte-les.

Étape n°3 : Lister ses démarches administratives

  • Permis de conduire : en Europe ou dans des pays tels que l’Argentine, la Malaisie ou l’Australie, ton permis français est accepté (sous réserve éventuelle d’une traduction certifiée). Pour les séjours de +3 mois hors UE, le permis international sera généralement nécessaire. Il est gratuit et valable 3 ans, toutefois la durée de validité dans le pays d’accueil peut être variable et le permis local obligatoire en devenant résident permanent.
  • Banques : les politiques tarifaires des banques varient pour l’étranger. Frais de change, de paiement international, partenariats, banques locales et options en ligne, faire le point avant le départ évite les déconvenues comme les plafonds de paiement dépassés, les SMS de confirmation bloqués, les frais excessifs, etc. Les néobanques en ligne peuvent être une bonne alternative, pense à comparer.
  • Assurances : tes assurances françaises ne fonctionnent pas forcément à l’étranger ou sont limitées dans le temps (RC – cartes bancaires – voyage - rapatriement – santé), vérifies leurs modalités de couverture. La Sécu couvre les séjours temporaires à l’étranger jusqu’à 90 jours consécutifs maximum (au tarif Sécu), comme les assurances CB ou voyagistes. À destination de l’UE, la CEAM est une option pour les courts séjours de 3 à 6 mois (demande en ligne ameli.fr), elle te couvre dans le public selon la base sécu locale. Pour les séjours de +3 mois hors et dans l’UE, soit aucune couverture n’est prévue, soit un rattachement au système de santé local est possible ou obligatoire. Il est impératif de vérifier comment tu es couvert et de souscrire une assurance adaptée (temporaire ou expatrié) pour éviter la catastrophe.

Étape n°4 : Adapter sa couverture santé

Comme indiqué ci-dessus, être français ne donne pas le droit à une couverture santé universelle. Il est primordial de veiller à la façon dont sa santé est couverte à l’étranger, au risque que ça te coûte un bras ou plus ! Les assurances santé internationales sont là pour ça, qu’elles soient temporaires/de voyage ou expatrié longue durée ; il faut partir couvert.

  • Assurance santé locale : résident éligible ou affilié obligatoirement au régime de santé local, sache que ce dernier sera toujours qu’une couverture de base et jamais une prise en charge complète ; avec des restes à charge divers, des garanties non couvertes, la prise en charge dans le public uniquement. De même, si des assurances santé locales sont disponibles et accessibles, plusieurs aspects peuvent être rédhibitoires, comme les plafonds et exclusions de garanties, les réseaux de soins imposés, la couverture applicable dans le pays uniquement, etc. Fonctionnement et limites, assure-toi d’avoir les bonnes explications pour éviter les mauvaises surprises.
  • Assurance santé internationale : au 1er euro, en complément CFE (Caisse des Français de l’Étranger) ou CPAM/CEAM, ou en parallèle du régime de base local, l’assurance santé internationale est un gage de sécurité et tranquillité. Couverture dans le pays de résidence et en France, prise en charge hospitalisation à 100% y compris dans le privé, forfaits maternité, optique/dentaire, médecine douce… téléconsultation (en français) et application mobiles, options rapatriement et responsabilité civile, autant de garanties essentielles qui ne sont pas évidentes avec une assurance locale. Un comparateur en ligne comme International Santé permet d’obtenir des solutions adaptées aux besoins, budget et situation de chacun.