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Quels sont les coûts d’une auto-entreprise ?


Léa

· 5 minutes de lecture
Quels sont les coûts d’une auto-entreprise ?

Contrairement à la création d’une société, les coûts d’une auto-entreprise (ou micro-entreprise) sont nuls, notamment grâce à sa simplicité administrative. Inutile de constituer un capital social, de rédiger des statuts, ou encore de publier une annonce légale. Cependant, certains frais annexes sont à prévoir. Nous vous expliquons tout ce qu’il y a à savoir sur les coûts de création d’une auto-entreprise, afin d’être le mieux préparé !

Le coût des frais d’immatriculation pour une auto-entreprise

Ils sont gratuits ! En effet, l’inscription à l’Urssaf pour les professions libérales, l’immatriculation au Registre des Métiers pour les activités Artisanales (RM) et au Registre du commerce et des sociétés (RCS) pour les activités commerciales, est gratuite. L’exception à la règle : les agents commerciaux en devenir, en effet l’inscription au Registre Spécial des Agents Commerciaux (RSAC) s’élève à un montant de 27€.

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À savoir : Si vous exercez une activité artisanale, vous pouvez aussi suivre un stage de préparation à l’installation (SPI) proposé par la Chambre des Métiers et de l’Artisanat. Le coût s’élève à environ 200€. Mais rassurez-vous, il n’est plus obligatoire depuis 2019 depuis le vote du 22 mai de la loi Pacte.

Certaines personnes préfèrent tout de même faire appel à des prestataires pour la création de leur auto-entreprise et les prix peuvent aller jusqu’à 130€ environ.

Ouverture d’un compte bancaire

Si vous devenez auto-entrepreneur, vous n’êtes plus dans l’obligation d’ouvrir un compte bancaire spécialement dédié à votre auto-entreprise. En effet, la Loi PACTE, entrée en vigueur le 23 mai 2019, a supprimé cette obligation qui ne s’applique désormais qu’à certaines auto-entreprises sous les conditions suivantes :

  • L’auto-entreprise doit encaisser plus de 10 000 euros de recettes par an,
  • Elle doit réaliser cet encaissement pendant au moins deux années civiles consécutives.

S’il ne s’agit plus d’une obligation, il est tout de même possible d’ouvrir un compte. Les frais d’ouverture et de gestion d’un compte bancaire varient bien évidemment en fonction de l’établissement choisi.

Le compte doit être spécialement dédié à votre activité professionnelle, il doit donc être bien différencié d’un compte personnel. Aussi il n’y a aucune obligation à ce que le compte de votre auto-entreprise soit un “compte bancaire professionnel”. Seulement, certaines banques refusent de faire apparaître la mention obligatoire EI sur votre compte, si vous ne possédez pas un compte bancaire pro.

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L’assurance professionnelle

Dans certains secteurs d’activité, comme le domaine de l’artisanat et des métiers à risque comme les métiers du bâtiment, vous devez être couvert par une assurance de responsabilité civile professionnelle. Cette souscription entraîne bien évidemment des coûts pour l’auto-entreprise.

Si vous êtes dans ce cas, vous devez impérativement souscrire à une assurance professionnelle et ce bien avant d’entamer votre activité. En revanche, pour certaines professions, vous n’êtes légalement pas dans l’obligation de souscrire à une assurance de responsabilité civile professionnelle. Il est cependant fortement conseillé de le faire, afin de prévenir un éventuel accident ou des dommages pouvant être causés à une tierce personne. En effet, les assurances personnelles ne s’étendent pas dans le cadre professionnel.

Une assurance de responsabilité civile professionnelle engage des frais pour une auto-entreprise. Ces frais peuvent varier par an en fonction du secteur d’activité de l’entreprise, de sa taille, de son chiffre d’affaires et d’autres facteurs.

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Les charges à prévoir tout au long de la vie de votre auto-entreprise

En tant qu’auto-entrepreneur, vous bénéficiez d’un mode de calcul simplifié concernant vos cotisations sociales et vos charges fiscales. Ces charges sont obligatoires et à payer mensuellement ou trimestriellement.

1. Les cotisations sociales

Les cotisations sociales servent en partie à financer les couvertures sociales des professionnels et ouvrent des droits (notamment des auto-entrepreneurs) pour :

  • Une couverture maladie
  • Une couverture maternité /paternité
  • Les cotisations supplémentaires d’indemnité journalière
  • Les allocations familiales
  • Les cotisations au titre de la retraite complémentaire obligatoire
  • Les cotisations retraite de base
  • Les contributions au régime d’invalidité et décès
  • La contribution sociale généralisée (CSG) et la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS)

Ces cotisations que vous devez payer dépendent directement de votre chiffre d’affaires puisqu’elles sont calculées selon un pourcentage fixe proportionnelles à votre CA.

Déclarer vos cotisations sociales est donc important. Mais il est essentiel de les déclarer correctement, sans quoi vous n’aurez pas de cotisations sociales à verser…

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À savoir : Si votre auto-entreprise a un chiffre d’affaires bas vous pouvez demander à régler des cotisations sociales minimales ce qui vous assurera une protection sociale plus efficace.

2. La cotisation foncière des entreprises (CFE)

En tant qu’auto-entrepreneur, vous êtes dans l’obligation de payer la CFE. Cette taxe n’est à payer qu’un an après la création de votre auto-entreprise.

Mais, dès les années suivantes, vous serez en fonction de la valeur du local (puisque le montant de cette taxe dépend du lieu d’implantation de votre entreprise) de votre entreprise redevable d’une cotisation foncière, sauf exonération temporaire ou permanente.

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À savoir : En l’absence d’un local, la taxe sera calculée en fonction de votre chiffre d’affaires.

3. Le versement libératoire

Le prélèvement fiscal libératoire permet d’étaler votre impôt sur le revenu sur l’année. Le taux de cette imposition est fixe, et dépend alors de votre chiffre d’affaires.

Contrairement à l’imposition classique, le versement libératoire est donc un paiement en temps réel de votre Impôt sur le Revenu (IR).

Vous avez tout intérêt à opter pour le versement libératoire, mais seulement si vos revenus dépassent un certain plafond, dans le cas contraire, opter plutôt pour une imposition classique.

4. Les charges fixes et variables

À toutes ces taxes et cotisations, il ne faut pas oublier d’ajouter les charges fixes (un local si vous en avez un, un abonnement de téléphone, l’électricité…) et des charges variables (des frais de déplacement, des fournitures…) toutes ces dépenses sont importantes pour le fonctionnement de votre auto-entreprise, il est donc primordial de faire des prévisions.

D’ailleurs avec Abby vous pouvez réaliser, directement depuis votre espace personnel, des plans de trésorerie prévisionnels pour vous aider à avoir un œil sur vos futures dépenses.

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